Cyber et si fier de ne plus être humains...
Alors que j’ai découvert ce matin dans « Métro » une pub pour un recrutement proposé par 5 grandes enseignes industrielles sur Second Life, le cyber-univers, je m’aperçois que le choix du virtuel qui s’impose déjà partout, s’offre désormais une place dans le monde du travail (sans parler de la discrimination inhérente au fait que ces entretiens d’embauche ne sont pas ouvert à ceux qui 1°) n’ont pas de PC, 2°) ne sont pas abonnés à Second Life)…
Si au départ, le choix du virtuel avait surtout vocation à divertir (3D et effets spéciaux dans les films et les spectacles), son immiscion quasi-systématique dans tous les domaines de la vie lui confère une importance indéniable. Internet, cyber-éducation via ce même médium et les CD-ROM, cyber apprentissage (ex : la conduite), cyber rencontres et cyber-sexe…
Se pose alors la question de savoir que qui séduit dans cet univers alternatif ? La réponse principale est : la sécurité. Il semblerait en effet que l’aspect sécuritaire véhiculé par le virtuel conforte les utilisateurs dans leur peur d’affronter la réalité. Toutes les expériences sont autorisées puisque sans danger. Les accidents sont sans blessures ni conséquences, les rencontres amoureuses sans engagement, le sexe sans risque…
Dès lors, et comme le dit la chanson, on peut être « cyber et si bien », mais on se retrouve malgré tout décalé, voire déconnecté du monde réel. A l’instar des hotaku japonais, on s’enferme dans un monde déterminé par avance selon ses choix et ses envies, jusqu’à en éliminer tout contact avec la vraie vie, une fois qu’on y est bien dépendant. Et la solitude générée par cette cyber addiction, elle, est malheureusement bien réelle.